To make a garden

Quand nous avons déménagé l’année dernière, en plus d’être enceinte et au bout du rouleau de scotch de ma vie, j’ai aussi été très triste de quitter mon joli jardin. Celui dans lequel j’aimais passer du temps en été, qui regorgeait de merveilles, de plantes, de fleurs, de fruits et qui, depuis 10 ans, continuait à me surprendre à chaque fois que je découvrais un joli truc que je n’avais pas vu jusqu’alors (oui on est pas toujours à la pointe de la perspicacité et de l’observation, kestuveux…).

C’est vrai que ce jardin c’était un peu un mélange entre Koh Lanta et Jumanji, tout y poussait très (trop ?) bien, trop vite, au départ ça devait être un joli petit jardinet bien arboré et propret et puis 10 ans de nous plus tard salut le chaos. Mais je l’aimais bien, mon jardin.

Quand on a emménagé dans notre nouvelle maison en août dernier je déprimais un peu en ne voyant que du vert autour de moi, pas de fleurs, trop de machins qui ressemblent à des sapins… Mon seul bonheur c’était le saule pleureur parce que j’ai toujours adoré ces arbres. Mais sinon j’étais en bad du jardin.

Sauf que, comme dirait une personne de 87 ans « tel est pris qui croyait prendre en volant un oeuf qui a volé un boeuf » ! Depuis l’arrivée du printemps (bon. ok. approximative l’arrivée du printemps puisqu’on passe allègrement de l’été à l’automne pour replonger un petit coup en hiver vite fait avant de ramasser à nouveau un semblant de printemps…) j’ai découvert plein de fleurs et plein de plantes super chouettes.

Et comme tmtc que dans ma vie il se passe pas grand chose de bien palpitant en ce moment j’ai eu envie de faire un petit inventaire de tout ce qui se trouve dans mon jardin.

Ce qui donne, concrètement, un article avec des photos de trucs qui poussent dans la nature mais, au delà de ça, tirons-en une petite leçon positive : ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais surtout, toujours prendre le temps de regarder autour de soi et de donner un peu de temps aux choses.

— Signé Dalaï Coline